Marcher au Coeur d’une oeuvre

Allier l’Art à la technologie, voici le défi parfaitement relevé par l’Atelier des Lumières. Ouvert depuis un an seulement, ce lieu nous offre une nouvelle expérience culturelle à tester au plus vite!

Nous avons été conviées à découvrir lors d’une soirée magique, l’exposition numérique « Van Gogh, la nuit étoilée », une création de Gianfranco LANNUZZI, Renato GATTO et Massimiliano SICCARDI. Une façon exceptionnelle de découvrir (ou redécouvrir) les plus belles oeuvres de l’artiste. Des toiles inondant l’atelier du sol au plafond sur des morceaux symphoniques, jazz et pop.

C’est à Paris de Vincent VAN GOGH découvre l’art moderne. Durant les 6 années de sa carrière d’artiste il s’intéresse aux paysages, aux portrait et aux natures mortes. C’est également dans la capitale qu’il sera influencé par le Japon. C’est pour cette raison que l’exposition de VAN GOGH se poursuit avec celle intitulée « Japon rêvé, images du monde flottant ». Une création originale du Studio Danny Rose.

VINCENT WILLEM VAN GOGH 1853-1890

L’un des artistes majeurs de l’histoire de la peinture, Van Gogh réussissait à capter l’instant, les lieux, les couleurs….Né le 3 à mars 1853 aux Pays-Bas, son père, autoritaire, était un pasteur influent de l’Eglise réformée depuis 1849 qui avait un goût prononcé pour le commerce de l’art.

En 1869, alors âgé de 16 ans, il entre chez Goupil & Cie, une filiale fondée par son oncle, dont l’activité est la vente de tableaux. Son frère cadet Théo est également marchand d’art. Seulement le futur peintre est écoeuré de voir l’art traité comme « une vulgaire marchandise » et il ne se gêne pas pour le faire savoir à d’importants clients. Il sera alors licencié en 1876.

En 1878, sa mission d’évangéliste auprès des mineurs de charbon du Borinage (près de Mons), lui fait découvrir la misère sociale des hommes, il décide alors de vivre comme eux. On retrouvera la misère humaine dans une partie de son oeuvre. Cependant , certains membres du comité d’évangélisation voient en lui un agitateur et décident de le renvoyer. C’est à ce moment là qu’il lit Balzac, Flaubert, Hugo … et que sa carrière d’artiste débute véritablement. Considéré comme un autodidacte , on dit que Anton Rudolf lui aurait prodigué quelques cours de couleurs et de perspectives. La peinture devient un véritable exécutoire.

SES INSPIRATIONS

PROVENCE

Pendant son séjour en Provence , VG s’intéresse au quotidien de paysans dans les champs de blé. Son modèle est Jean-François MILLET, le peintre de la vie rurale. Dans « La Méridienne », par exemple, on retrouve deux paysans se reposant à l’ombre d’une meule de foi qu’ils ont confectionnée, sous le soleil intense du Midi où le peintre séjourne alors. VG joue les contrastes chromatiques entre le jaune, l’orangé et le bleu violet.

LA VIE PAYSANNE

« Peindre la vie paysanne est une chose sérieuse » écrit VG à son frère Théo. Il s’intéresse aux paysans au travail, aux bucherons, aux tisserands, ce qui aboutit à son premier vrai tableau « Les Mangeurs de pommes de terre » : des couleurs sombres, des traits rudes, des visages marqués, des corps usés et des regards tendres. « Ces gens qui ont labouré la terre avec ces mêmes mains qu’ils mettent dans leur plat ont honnêtement gagné leur nourriture » conclut-il.

NATURE

Amandiers en fleurs, tournesols et iris appartiennent à l’iconographie propre de VG et à son goût prononcé pour le japonisme. Des bouquets expressifs, si vivants. En août 1888, il peint une série de sept tableaux de tournesols qu’il recopie en janvier pour « habiller de soleil » les murs blancs de son atelier.

PARIS

En 1886, VG arrive à Paris et s’installe avec son frère Théo sur la butte Montmartre, rue Lepic. Il libère alors sa palette et adopte des tonalités gris-blanc, invente sa propre technique de coup de pinceau sur la base de l’impressionnisme et du pointillisme. Il quittera la capitale le 19 février 1888.


ARLES


VG arrive dans la ville en février 1888 afin de se ressourcer et dans le but de fonder une communauté d’artistes. Seul Gaugin le rejoint mais la cohabitation tourne mal et c’est après une forte dispute que VG se serait mutilé le lobe de l’oreille.

SANS OUBLIER …

Les oliviers, la lumière changeante, les portraits et auto-portraits tourmentés, le ciel bleu cobalt, les effets de nuit (« Je veux absolument peindre un ciel étoilé. Souvent, il me semble que la nuit est encore plus richement colorée que le jour, colorée des violets, des bleus et des verts plus intenses….Certaines étoiles sont citronnées, d’autres ont des feux roses, verts, bleus et myosotis. »).

Il peint « Funestes corbeaux » , devenu son testament pictural, quelques jours avant qu’il ne se donne la mort. Il succombe à ses blessures le 29 juillet 1890 après s’être tiré une balle dans l’abdomen. Mais en 2011 une nouvelle théorie reposant sur de nombreuses sources voit le jour : VG aurait voulu protéger deux adolescents turbulents qui jouaient avec un vieux revolver près de son atelier et qui auraient tiré par accident.

« JAPON rêvé, images du monde flottant »

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